Le choix entre une pompe à chaleur air-air et une pompe à chaleur air-eau dépend en premier lieu de votre système de chauffage actuel.
Si votre logement est équipé de radiateurs à eau ou d'un plancher chauffant, la PAC air-eau se raccorde directement à votre installation existante. Vous conservez vos émetteurs de chaleur et profitez d'un système performant qui peut également produire l'eau chaude sanitaire. Cette solution s'avère particulièrement intéressante si vous remplacez une ancienne chaudière gaz ou fioul.
À l'inverse, si vous chauffez votre maison avec des radiateurs électriques ou des convecteurs, la PAC air-air représente le choix le plus logique. Elle diffuse directement l'air chaud dans les pièces grâce à des unités intérieures murales. L'installation est plus rapide et moins invasive, car elle ne nécessite aucun raccordement au chauffage central.
La PAC air-air présente un autre avantage de taille : elle est réversible. En été, elle rafraîchit votre logement comme une climatisation classique. La PAC air-eau, elle, chauffe uniquement votre maison.
Côté budget, la PAC air-air coûte moins cher à l'achat et à l'installation. Elle nécessite moins de travaux de plomberie et de raccordement. Mais attention, la PAC air-eau bénéficie d'aides publiques beaucoup plus généreuses. MaPrimeRénov' peut couvrir plusieurs milliers d'euros, ce qui réduit considérablement le reste à charge. La PAC air-air, considérée comme un équipement de confort en raison de sa fonction climatisation, n'est éligible qu'aux primes CEE si elle est installée seule.
Sur le long terme, les deux systèmes génèrent des économies d'énergie comparables. Une PAC bien dimensionnée permet de diviser par trois vos factures de chauffage par rapport à un système électrique classique. L'amortissement se fait généralement entre quatre et sept ans, puis vous profitez de cette efficacité pendant toute la durée de vie de l'équipement, soit quinze à vingt ans.